Hu An’gang 胡鞍钢(主编), Zhongguo : tiaozhan fubai 中国:挑战腐败 (=China : Fighting Against Corruption), 杭州:浙江人民出版社,2001, 380 p.

Cet ouvrage se divise en deux parties. La première (p. 1-148) recense des réflexions d’auteurs chinois tandis que la seconde (p. 149-380) compile un certain nombre de traductions d’études théoriques ou appliquées sur la corruption menées par des institutions internationales (Banque mondiale, Transparency International…) ainsi que des auteurs occidentaux au rang desquels on note la présence de Guilhem Fabre (圭伦•法布瑞, Fenquanhua, fubai he fanzui : dui zhongguo de bijiao fenxi  分权化、腐败和犯罪: 对中国的比较分析 (Décentralisation, corruption et crime : analyse comparé de la situation en Chine), p. 180-195).

Hu An’gang identifie quatre sources principales alimentant la corruption en Chine : l’évasion fiscale, les « revenus noirs » issus de l’économie illégale, les détournements de capitaux et fonds publics et, enfin, les rentes de situation particulièrement celles liées à un monopole. Les données qu’il collecte lui permettent de chiffrer le montant des revenus de la corruption à une somme comprise entre 13% et 17% du PNB en 1999 (p. 34-66). Dans les pages suivantes (p. 65-117), Hu An’gang puis Chen Wenhao 陈文浩 discutent succes­sivement des mesures à prendre pour lutter contre la corruption. Dans les pages suivantes encore (p. 118-148), Hu An’gang puis Wang Shaoguang 王绍光 décrivent, tour à tour, dans deux textes de 1994, les excès auxquels ont conduit la possibilité pour l’armée de s’autofinancer 以军养军.

L’ouvrage dans son ensemble se présente plus comme une introduction au problème de la corruption que comme une réflexion aboutie sur la corruption en Chine.