Oi, Jean et Walder, Andrew (éd.), Property Rights and Economic Reform in China, Stanford : Stanford University Press, 1999, 354 p.

Ce volume place délibérément son propos dans le cadre de la théorie dite des property rights, c'est-à-dire la théorie économique étudiant les droits patrimoniaux relatifs à la propriété dans leurs rapports avec la gestion des entreprises. Toutefois, les contributions à cet ouvrage tendent le plus souvent à identifier ces droits patrimoniaux avec le droit même de propriété, en anglais ownership right et, partant, obscurcissent le débat en même temps qu'ils cèlent l'originalité de la position chinoise en ce qui concerne tant les attributs de la propriété que l'analyse économique de la firme. Seules deux contributions répondent assez exactement à la démarche annoncée par le titre ; ce sont celles de Gregory Ruf (Collective Enterprise and Property Rights in a Sichuan Village : The Rise and Decline of Managerial Corporatism, p. 27-48) et celles de Corrina-Barbara Francis (Bargained Property Rights : The case of China's High-Technology Sector, p. 226-247). L'erreur d'interprétation initiale de la majorité des auteurs, quelle que soit par ailleurs la bonne tenue générale de leur contribution, se prolonge dans le choix des thèmes qu'ils retiennent. L'étude des modes d'appropriation dans les zones rurales occupe sept contributions sur dix (hors l'introduction) ne laissant que peu de place à celle dans les zones urbaines qu'il aurait précisément convenu d'étudier en priorité puisque l'application de la théorie des property rights à l'analyse de la firme trouve là son champ de prédilection avec la réforme du secteur d'État!