Zhongguo renmin daxue jingzhengli yu pingjia yanjiu zhongxin 中国人民大学竞争力与评价研究中心,「中国国际竞争力发展报告 (2001) 21世纪发展主体研究」 Zhongguo guoji jingzhengli fazhan baogao (2001) - 21 shiji fazhan zhuti yanjiu,北京:中国人民大学出版社,2001356 p.

Ce document est le dernier d'une série commencée en 1996 et dont quatre volumes sont déjà parus. Son objet est d'évaluer la compétitivité de l'économie chinoise d'une manière générale (livraison de 1996), d'un point de vue sectoriel (livraison de 1997), sous l'angle des technologies mises en œuvre (livraison de 1999) et face aux principaux problèmes du développement au début du XXIe siècle (livraison 2000). Les sources statistiques utilisées pour évaluer cette compétitivité sont celles du World Competitiveness Yearbook (WCY) publié depuis 1989 par l'Institute for Management Development (IMD). L'IMD est une business school helvétique créée en 1990 à partir de la fusion de deux instituts conçus l'un par Alcan en 1946, l'autre par Nestlé en 1957. Son rapport annuel sur la compétitivité des économies est une étude s'intéressant à 49 pays industrialisés ou émergents ; il retient 286 critères d'analyse différents collationnés à partir des données statistiques élaborées par des organisations internationales ou régionales, des instituts privés ou encore produites par des enquêtes d'opinion. Ce sont ces documents qu'exploite le Centre de recherche sur la compétitivité de l'Université du Peuple, sous la direction du professeur Zhao Yanyun 赵彦云, pour évaluer la capacité de la Chine à affronter la concurrence internationale.

Selon les conclusions de l'analyse menée par l'équipe dirigée par Zhao Yanyun, la Chine en terme de compétitivité économique devrait se ranger parmi les quinze premiers pays d'ici 2005 et parmi les dix premiers d'ici 2010. Les objectifs sont ambitieux quand on sait que les différents critères retenus par l'institut lausannois exaltent tous les vertus d'un libéralisme économique de plus en plus en question. En revanche reste indiscutables les observations que font les auteurs quand ils diagnostiquent certaines des faiblesses de l'économie chinoise, en particulier la grande anémie du secteur des services. On peut se demander si la rédaction de cet ouvrage n'agit pas un peu à la manière d'un exorcisme ; la répétition des diagnostics par des biais différents convainc de leur exactitude et, partant, nourrit l'espoir d'une solution que l'entrée de la Chine à l'OMC ne garantit en aucune façon précisément en ce qui concerne le secteur des services !